Comment faire un bon brief de Rédaction Web ?

Comment réaliser un brief de rédaction Web

Vous avez un besoin de rédaction de contenus textes pour votre site. Que cela soit du gros volume, de l’unité, de l’article, de la page, de la fiche produits ou que sais-je encore ; la première étape pour qu’il soit parfait est de trouver le bon prestataire.

Mais même une perle rare, un super rédacteur, ne pourra rien faire d’approprié si le brief est mauvais. Croyez-en mon expérience, un bon brief, c’est une bonne prestation. Alors voici 5 conseils de pro !

 

1 – Un brief de Rédaction Web ne tient pas dans un post-it

 

Je tiens à commencer par là, car nous sommes nombreux et nombreuses dans la profession à avoir connu le brief de rédaction qui contient le volume, deux/trois mots clés, et si on a de la chance : une ou deux sources d’information.

Parce que n’oubliez pas que même super rédac’ ne connaît pas votre thématique. Même un rédacteur web spécialisé ne connaît pas votre entreprise précisément, votre cœur de cible, et vos exigences en matière de sources.

 

2 – Quel ton adopter ?

Est-ce que le prestataire doit dire « vous » « nous » « on » ? Doit-il tutoyer sa cible ? Peut-être faire de l’humour ? Doit-il être neutre ? Peut-il utiliser des points d’exclamation… ?

Cela semble pointilleux de préciser ça, ou pire : couler de source. Il n’en est rien. Croyez-moi, il n’y a rien de plus contre-performant de se retrouver à la livraison d’une prestation avec un client qui n’est pas satisfait du ton employé dans les textes, et qui demande à tout refaire.

Expérience –> Et croyez-moi, en tant que client, il n’est pas agréable de payer une seconde prestation, correspondant à un second brief. Car oui, nombreux sont les rédacteurs web qui n’hésitent pas à refacturer, à raison, puisqu’il faut recommencer.

 

3 – Le Rédacteur doit-il sourcer ses textes ?

Même pour des fiches produits, est-ce que le rédacteur doit mettre de sources pour soutenir son argumentaire, et si oui, lesquelles sont préconisées ? Ne pensez jamais que c’est au rédac’ de trouver ses sources.

Parce qu’avec ce genre de facilités dans le brief, vous n’êtes pas à l’abris d’une source obscure trouvée au hasard d’Internet, peut-être erronée, et donc reportée sur votre site. Et c’est votre marque qui va être associée à cette inexactitude.

Expérience –> Aussi habitué à une thématique, le rédac’ ne fait pas le même métier que vous, il n’est pas en mesure de savoir si l’information est fausse, et peut l’utiliser et la reporter.

 

 4 – Est-ce qu’il y a des préférences techniques ?

Nombre de mots par contenu, complexité de la phrase, images à intégrer, nombre de sous-titres (Hn), présence de liens (ancres) dans le texte…

Le but étant d’éviter d’avoir une navette inutilement longue entre le rédacteur web et le client. Pas de « il manque ça » en cours de route. On prévoit en amont.

Expérience –> Il est fréquent en rédaction de prévoir une introduction et une conclusion dans ses textes, même des fiches. Parfois le client ne le souhaite pas, il faut que le prestataire le sache.

 

5 – Les modalités de la prestation

On y est, on parle argent, délais, etc.

Précisez bien le budget pour votre demande, afin que le prestataire puisse évaluer la faisabilité du projet. Précisez le délai idéal, en prenant en compte que vous allez vous insérer dans le planning de votre prestataire.

Prévoyez des navettes, combien, avec qui, pour les corrections. Ne pas oublier les personnes à contacter pour plus de précision (comme le consultant SEO en charge du projet, par exemple).

 

La check-list du brief en rédaction web

Reprenons, un bon brief doit contenir :

  • Ton –> Informel, institutionnel, blogging, confidence, article, présentation, commercial
  • Pronom –> Nous/Je/On qui parle à Vous/Tu/Eux
  • But du texte –> Émotion, vente, information, partage sur les réseaux sociaux,
  • Tournures de phrases négatives –> Mots “négatifs” et “négations »
  • Gestion de la ponctuation –> Parenthèses et points d’exclamation sont souvent considérés (à travers) comme familiers.
  • Préférence de vocabulaire –> Voiture, ou véhicule ?
  • Source, ou non, si oui, lesquelles ?
  • De la préférence du client sur la complexité de la phrase (nombre de mots)
  • Structure attendue du contenu –> balises, ancres, introduction, etc.
  • Modalités de la prestation –> délai, contact, correction

 
Vous voyez autre chose ? Dites-le dans les commentaires, et j’ajouterai votre suggestion !
 

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4 réactions sur “ Comment faire un bon brief de Rédaction Web ? ”

  1. Nicolas

    Bonjour Camille,

    Mon témoignage sera un peu différent.
    Comme tu le sais, je viens de l’industrie et non du web.

    Chez moi, le brief n’existe pas ou plutôt… je le fais pour moi-même !

    Je considère que le client ne sait pas forcément ce qu’il veut, mais qu’il s’intéresse nécessairement aux résultats.

    Je ne me positionne pas comme un rédacteur : je viens pour résoudre un problème marketing grâce au contenu rédactionnel. Mes prestations sont sous forme d’abonnements à long terme (ex : 3 articles par mois + 1 édito mensuel pendant 6 mois) et j’essaye d’avoir une grande liberté dans la rédaction, fond comme forme.

    Le gros du travail se fait en amont avec le client, nous définissons :

    – le ton juste
    – les objectifs des articles (par exemple, 1 article par mois pour le SEO, 1 orienté produit, 1 pour la marque, 1 pour du clickbait)
    – un nombre de mots (toujours très approximatif, par exemple la fourchette 600-1200 mots)
    – les interactions que nous aurons (validation des idées en amont ? publications par mes soins ? etc.)

    Lorsque je dis “nous définissons”, je guide le client de façon plus ou moins directive (en général, c’est plus) selon ce qui me semble adapté à son besoin.
    Ensuite, je pilote intégralement la rédaction, des idées jusqu’à la publication. La plupart des clients ne demandent aucune retouche.

    Évidemment, cela ne fonctionne que parce que ce sont des PME avec 0, 1 ou 2 personnes dédiées à la communication, que je travaille sans intermédiaire, que je connais extrêmement bien leur secteur, que les sujets sont techniques, et qu’il y a un climat de confiance réciproque. Je leur demande aussi un accès à leur Search Console et Google Analytics. Pour l’instant, je n’ai eu aucun refus.

    Nous faisons aussi un point mensuel pour discuter des résultats des articles, échanger sur notre actualité respective et nous assurer que nous sommes toujours sur la même longueur d’ondes. Ce point peut être facturé à part s’il y a du conseil dedans. Si c’est pour se tenir au courant, c’est gratuit.

    Si par mésaventure un article tombe à côté de la plaque et ne plaît pas au client, je ne le facture pas. C’est aussi simple que cela.

    En bonus : je suis au format EURL, cela me permet de pouvoir acheter des prestations (infographies simples notamment) et de les ajouter à un article si cela contribue à l’objectif du client.

    J’ai assez peu de clients (ils se comptent sur les doigts d’une main bien remplie) et je pratique cette approche avec chacun d’entre eux. J’en ai d’autres sur liste d’attente.

    Au final, j’ai beau écrire, ma prestation mêle conseil éditorial, conception, rédaction, stratégie et SEO… j’aime avoir beaucoup de libertés et je trouve que le client en a vraiment pour son argent avec cette approche. Plus qu’avec une agence au milieu !

    Je ne sais pas si je serais capable de travailler avec un brief… Mais le jour où je déléguerai la rédac, je saurai comment rédiger un brief efficace !

    Nicolas

  2. Camille Auteur Article

    Salut Nicolas !

    T’as tout dit : dès qu’on entre dans une prestation plus “complexe”, qu’on est davantage dans une stratégie sur le long terme avec consulting, etc. Ca devient à la fois plus simple et plus compliqué. Il faut plus de souplesse et d’instinct. Et tu le dis : ce sont des relations de long terme basées sur la confiance.

    En prestation récurrente, même en rédaction pure, tu n’as plus de brief non plus. Ca ressemble plus à ce qui se fait en agence niveau retours, ou avec les SEO avec un point mensuel, comme tu l’as évoqué.

    Le billet est surtout pour rappeler des bases qu’on oublie facilement, ou qu’on ne connait pas quand on débute, et c’est bien de pouvoir s’attacher à une forme de procédure avant de pouvoir l’améliorer en fonction de sa clientèle et de son propre mode de fonctionnement.

    Merci pour ta contribution, parce qu’en plus d’être complète, elle traite d’un aspect de la rédaction (ou plus exactement du Content Marketing) qu’on évoque rarement dans le milieu : le moment où ça commence à devenir intéressant. Où tu peux vraiment faire du bon boulot de création, et de stratégie. Et tu le dis : c’est plutôt de la fourchette, de la prise d’initiative, bref, une vraie prestation d’expert, et non plus une commande au kilos de mots. Ca vaudrait presque le coup de détailler la question plus tard, tiens…

    Merci encore 😀 !

  3. Nicolas

    Ah, je voudrais rajouter une chose : lorsque le brief n’est pas imposé, on gagne à créer une série de canevas pour ses articles.

    Commencer par l’organisation n’est clairement pas mon style au naturel (on dit qu’il y a deux grandes techniques face à la page blanche, le Plan et le “word vomit” ; je suis clairement de l’école gastrique) mais c’est rapidement devenu une nécessité pour gagner du temps en restreignant les possibilités !

    Voilà 🙂

  4. Camille Auteur Article

    J’aborderais peut-être cette question, c’est une excellente idée !

    Mais je suis comme toi (enfin, pour la première partie) : je vomis aussi (on le sait ^^), mais les plans, c’est pas mon truc. Je gagne plus de temps à ne pas en faire, parce que j’ai plus de mal à coller à un pattern, et du coup, je prends plus de temps à tenter d’y coller.

    Mais c’est un super sujet, je garde ça en tête, merci !!

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