La Rédaction Web, un métier pour moi ?

Est-ce que la Rédaction Web est un métier fait pour moi ?

Pour ma part, j’ai déjà répondu à cette question en me lançant, mais cette réflexion est fréquente, et c’est en voyant la question une nouvelle fois dans un groupe Facebook de rédacteurs que je me suis décidée à me pencher dessus. Comment savoir si la Rédaction Web est ma voie ? Je vous propose ma vision.

 

Pourquoi je veux devenir rédacteur / rédactrice Web ?

Avant de créer un statut d’auto-entrepreneur, de payer une formation, ou quoi que ce soit, il faut commencer par la base : pourquoi je veux faire ce métier ? Passion, besoin d’argent, praticité… On voit souvent différents profils se présenter, et se planter.

Se planter, parce que les raisons invoquées sont mauvaises…

 

Je veux travailler à la maison

Je vois souvent passer le profil type de la jeune femme étudiante, ou de la femme au foyer (en reconversion, ou non), qui pense que la Rédaction Web est la réponse à son manque d’argent et d’activité. Une réponse adaptée à une vie de famille, des contraintes de santé, et une certaine facilité.

Travailler de chez soi est pratique, cela permet une grande flexibilité, MAIS, croyez-moi, pour être efficace, il faut des horaires, un cadre, de la discipline… Et du calme. Il faut pouvoir avoir la paix lorsque l’on travaille, ce qui exclut l’idée de s’occuper des autres (enfants, conjoint(e), etc.), de se préoccuper des autres tâches quotidiennes, etc.

Note perso –> La liberté concédée par le travail à domicile demande beaucoup d’autonomie et de volonté. Le lien social doit trouver une autre forme d’expression (les réseaux et groupes sont faits pour ça), et il est important de savoir se maîtriser : bosser, mais pas au détriment de sa vie.

 

J’aime passer du temps sur Internet

Variante : « J’aime être sur les Réseaux Sociaux ». Certes, comprendre et aimer le Web et Internet font partie intégrante du métier, mais vouloir devenir rédacteur ou rédactrice Web parce qu’on adore surfer toute la journée est une mauvaise raison. Essentiellement parce que le job consiste surtout à passer du temps avec son traitement de texte.

Note perso –> Il ne suffit pas d’avoir des heures de Facebook au compteur pour faire du Web une compétence. Il va falloir être curieux et se renseigner sur ses codes. Je pense notamment au SEO, au Community Management, etc.

 

J’aime écrire

C’est une bonne base. Mais faut savoir que l’on met derrière : être rédacteur ou rédactrice Web, ça n’est pas du tout écrire des romans. Et c’est un métier qui a plusieurs niveaux. Ça va du remplissage aux textes plus calibrés, des articles réécrits à partir de ceux des concurrents aux vrais éditos. Et avant de pouvoir faire des choses intéressantes, il faut faire ses armes, et on en sort avec quelques blessures de guerre.

Note perso –> Aimer écrire peut à la fois être une bénédiction et une malédiction. Il est facile d’être désillusionné par le métier, et d’y perdre goût. De perdre même goût à l’écriture.

 

C’est un moyen facile de se faire un complément de salaire, ou de gagner de l’argent

Non.

 

Comment savoir si je suis fait ou faite pour la Rédaction Web ?

Rencontrez des professionnels. Discutez avec eux. Allez sur des groupes Facebook, des groupes LinkedIn, voyez sur Twitter comment ils parlent de leur métier. Cherchez à comparer leur expérience de Rédacteur Freelance ou en Agence.

Car l’un n’a rien à voir avec l’autre.

Cherchez différents profils, car il y a plusieurs types de rédac’, et surtout : demandez-leur d’être francs avec vous. Quitte à vous faire peur un peu. Parce que c’est un métier passionnant, mais difficile, loin du portrait en 500 mots qu’on peut voir partout sur les sites de Marketing.

 

Mais j’ai vraiment envie !

C’est tout ce qui compte. Il faut de l’envie, de la rage, du courage, et beaucoup de curiosité. Pour faire ce métier, il faut savoir écrire, vouloir apprendre de nouvelles choses, et avoir envie de découvrir les autres, et le monde qui change sous nos yeux. Et il faut savoir s’amuser.

Outre ses qualités rédactionnelles, le rédacteur ou rédactrice web soit avant tout avoir des qualités humaines.

Parce que même virtuel, ce que nous écrivons parle à des gens bien réels.
Et vous, quelles sont vos raisons de vous lancer ?

 
 

Image à la une d’après une photo de Chinh Le Duc

4 réactions sur “ La Rédaction Web, un métier pour moi ? ”

  1. Ping Plateformes de rédaction Web, idéales pour débuter ?

  2. FH

    Pour moi, la raison principale est qu’elle était une des voies par laquelle j’allais forcément apprendre quelque chose dans l’univers du web. Au moins en partie. Mais c’est vrai aussi, j’y connaissais rien. C’était l’une des meilleurs façons qui m’obligeait à écrire et donc à me soumettre à des exigences à plusieurs niveaux : style, mise en page, seo, recherche d’infos, etc. J’en suis un peu ressorti assommé, par les tarifs notamment mais pas que. J’estime avoir plus de valeur que les quelques euros qui m’ont été donnés lors de mes prestations (que j’ai accepté en toute conscience) et c’est donc pour cela que j’ai arrêté. Je préfère travailler gratuitement sur le long terme pour moi et ceux qui me ressemblent. Mon but est de bâtir, créer, partager, me former. Je n’ai aucun plan dans la rédaction web mais cela m’a permis de rentrer par la petite porte de l’univers digital. A savoir l’autonomie et l’automatisation des revenus. En clair, gagner du fric en faisant de l’affiliation et du blogging (oui c’est pas très correct dit comme ça, mais c’est ce que fait tout le monde sans le dire vraiment). C’est un monde qui me passionne car cela met en jeu des techniques à assimiler sur plusieurs niveaux, dont la rédaction web. Le chemin est long mais heureusement, il existe d’excellentes formations dans le domaine. Les livres et la volonté sont notre énergie. Aujourd’hui, je suis passé de l’autre côté de la barrière. C’est moi le client. J’ai découvert la manière par laquelle les gens se vendent en tant que rédacteur web. Passionnant.

  3. Alix

    Je suis toujours épatée par le nombre de “nouveaux” (ou nouvelles) dans le métier, notamment sur les groupes FB que nous suivons en commun. Il semble que ce métier apparaisse pour certains comme THE job, celui avec lequel on gagne bien sa croûte tout en restant libre et heureux… C’est vrai que je gagne bien ma vie, mais il est vrai aussi que j’ai bientôt 9 ans d’expérience dans ce métier, et des années dans pas mal d’autres trucs et que je bosse beaucoup. Et que je me donne la peine de chercher les clients qui me conviennent. Bref, je me sors les doigts du c*l !

    Or je vois aussi parmi les nouvelles recrues un panel non négligeable de personnes qui font déjà des fautes dans leur présentation et qui semblent n’être pas tout à fait à la hauteur – et qui râlent parce que c’est pas cher payé, et qui veulent tout tout de suite, et en plus qui aimeraient qu’on leur refile des tuyaux sur comment trouver des clients…

    Ca fait un peu vieille qui sait tout de dire ça, mais n’empêche que le niveau a tendance à baisser en qualité avec l’arrivée sur le marché de la rédac web de jeunes (ou moins jeunes) pas forcément qualitatifs. Et qui font chuter les prix, même si je me démarque d’eux. Pour ma part j’arrive à maintenir mes tarifs, mais j’ai de plus en plus besoin d’éduquer mes clients qui sont allés voir sur internet et m’annoncent des tarifs dérisoires (vos confrères le font, pourquoi pas vous ?). Bref, ça m’énerve ! A part ça, j’adore ce métier 😉

  4. Camille Auteur Article

    C’est normal, la démocratisation du métier, le fait qu’il s’enferme dans une rédaction SEO pure (alors qu’il est vaste et pluriel), qu’il y a de plus en plus de jeunes (qui sortent souvent de secteurs comm’). C’était inévitable.

    Ce qui me dérange le plus pour ma part, c’est plutôt le côté “c’est un boulot pépère en slip” ou encore “un bon à côté”. Ca… Ca pique. Les fautes et le fait de vouloir tout tout de suite, ça se corrige, et je ne crois pas que ça empêche d’avoir une bonne expérience sur le long terme dans le métier (à moins de tomber des nues et de ne pas arriver à se relever, ofc).
    Mais je trouve que le niveau remonte justement depuis quelques algos de Google, depuis que le spirit anglosaxon commence un peu à glisser sur le métier pour rappeler qu’on est surtout là pour faire rêver (et donc vendre) et pas nécessairement remplir. Je suis moins pessimiste sur le vivier de professionnels. Davantage sur la conjoncture économique et les changements que cela oblige à opérer. Je crains que l’on doive de plus en plus travailler en pôles de freelances complémentaires (façon agence dématérialisée) pour faire face à la force de frappe des agences qui semblent se réveiller depuis quelques mois. Cela pour aller taper les clients intéressants (et je ne parle pas que de rémunération, je fais surtout allusion au type de missions).

    Cela dit, je pense qu’il est en train de muter, et que bientôt, il faudra cesser de dire “rédacteur Web” quand on fait autre chose que du remplissage, il faudra sans douter trouver des termes plus sexy… D’où pour ma part le glissement lent (mais assuré) vers “storyteller” et je pense toi vers “styliste des mots” 😉

    Merci de ton passage, Alix ! Ca fait plaisir de te voir ici !

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